|
Histoire
XXIe siècle g
Culture
Infos
|
|
||||||||
|
|
|||||||||
|
Le XIVe siècle
|
|
||||||||
|
|
|||||||||
|
En 1305, une sentence arbitrale intervient
suite à un conflit de juridiction entre Odon de Sanhes,
seigneur de La Dailhe, d’une part et Béatrix
d’Olhergues, épouse de Bertrand III de La Tour
d’Auvergne, d’autre part. Ce document donne des
renseignements précieux sur le château du
Chastellet d’Antignac, chef-lieu de la seigneurie de La
Dailhe :
«Le
chasteau du Chastellet, selon son enclos du chemin public et
marché, tendant de la ville au lieu d’Antinhiac
à Salanhiac [Salsignac], jusqu’au chemin assis sur les maisons de
Jehan de Mas d’orient et chemin susdict sur lesdites
maisons allant jusques au sucquet de pierres qu’est sur
les ortz de la Martine, comme s’estand ledict chemin et
tourne au dessoubz la grande pierre, et retourne allant en
droict chemin audict même chemin de marché, de
bize. […] 1. Le comtour sera tenu de faire hommage et
prêter serment à chaque mutation de seigneur ou
vassal. 2. Le seigneur de La Tour ne pourra aliéner le
dit fief, ni le metttre hors de la main du comtour sans sa
volonté. 3. Le comtour aura et exercera la seigneurie et
toutalle juridiction ou justice haulte et basse. 4. Le fort du
chasteau susdit [Le Chastellet
d’Antignac] ne sera pas
rendable et led. comtour ne sera contraint de rendre auculne
choze du dit chasteau. 5. Le fief de Vic demeurera commun entre
les parties jusqu’à nouvel informé.»
Acte passé le samedi avant la
fête de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste 1305 en
présence de nobles Pierre de Tinières, Eblo de
Montclar, Guillaume de Madic, Roubert de Montrohion, Bertrand
de Ceyssac, chevaliers ; Guillaume de Chalus, Etienne La Tour,
Ithier Atayne, Imbert de Durbiac et Rigual de Lavandès,
témoins (1)(3).
C’est au château du Chastellet
d’Antignac que se succédèrent selon toute
apparence les comtours de Sanhes jusqu’à ce que
Guillaume s’établisse en Dauphiné suite
à son mariage avec Catherine d’Agoult (1)(3).
D'après la tradition, la
dépouille du pape Clément
VI séjourna dans
l'église prieurale Saint-Robert, lors de son transfert
d'Avignon à La-Chaise-Dieu. Mort le 6 décembre
1352, son corps reposa de manière provisoire, du 15
décembre 1352 au mois de mars 1353, dans l'église
Notre-Dame-des-Doms en Avignon, puis il fut transporté
vers La Chaise-Dieu où l'attendait son tombeau
surmonté d'un gisant en marbre. Le corps de
Clément VI, cousu dans une peau de cerf, arriva le 8
avril 1353. Clément VI appartenait à la famille
Rosiers-d'Égletons, dont le fief était
situé à une soixantaine de kilomètres de
Vignonnet, en Limousin. Il est tout à fait probable
qu’avant d’être inhumé à
l’abbaye de La Chaise-Dieu, son corps ait
été ramené d’Avignon pour être
présenté à la dévotion de ses
proches et des gens de son pays —rappelons que
Clément VI fut le premier pape limousin.
Le prieuré Saint-Robert de
Vignonnet, dépendant de l’ordre casadéen,
et, se trouvant sur la route conduisant du Limousin à La
Chaise-Dieu, a très vraisemblablement pu être une
étape sur l’itinéraire parcouru par la
dépouille pontificale. Etant donné la richesse du
cortège formé de nombreux religieux, de puissants
seigneurs et de chevaliers, qui accompagnaient le corps, cet
événement a dû être raconté
fort longtemps dans la vallée de la Sumène.
Le cortège comprenait cinq
cardinaux : son frère Huges Roger, cardinal de Tulle ;
trois neveux : Pierre Roger de Beaufort (qui deviendra pape
sous le nom de Grégoire XI), Guillaume de la Jugie (qui
sera légat de Castille, auprès du roi Pierre le
Cruel en 1355), Nicolas de Besse, cardinal de Limoges ; un
cousin : Guillaume d’Aigrefeuille ; huit
archevêques, six évêques, plusieurs
abbés, des comtes, des barons, des grands seigneurs au
premier rang desquels Guillaume Roger, comte de Beaufort,
seigneur du Chambon et de Rosiers, frère du pape. La
plupart de ces hauts personnages eurent droit à une
statue les représentant autour du tombeau de
Clément VI à La Chaise-Dieu (2).
En 1381, lors de la Guerre de Cent Ans, le château du Chastellet aurait
été pris et incendié par une bande à la solde de Bernard de
Garlans, qui venait de brûler Neuvialle (4) des
fouilles archéologiques effectuées entre 1972 et
1974 ont prouvé la destruction du château à
la fin du XIVe siècle (3).
|
![]() |
|
|||||||
|
Le Chastellet
Un des plans des fouilles
effectuées par le GRHAVS
(Dessin du GRHAVS)
|
|
||||||||
|
|
|||||||||
![]() |
|
||||||||
|
|
|||||||||
|
Le pape Clément VI
représentation posthume
(Tableau)
|
|
||||||||
|
|
|||||||||
![]() |
|
||||||||
|
|
|||||||||
|
Pointes de javelot anglais
fouille du Chastellet
(Maison du Patrimoine Avena)
(photographie S.B.)
|
|
||||||||
|
|
|||||||||
|
|
|||||||||
|
|
|||||||||
|
Notes & références
bibliographiques
(1) Louis de Ribier, Saignes, ses comptours, ses comtes, sa bourgeoisie, 1932, pages 21 à 23.
(2) Antoine Pelissier, Clément VI le Magnifique, premier pape du
Limousin, 1950, pages 133 à
134.
(3) Odette Lapeyre, A. Rassinot, Les
décourvertes archéologiques du Chastellet, Bulletin du GRHAVS n°14, 1978, pages 1 à 37.
(4) Louis de Ribier, Saignes, ses comptours, ses comtes, sa bourgeoisie, 1932, page 23.
|
|
||||||||
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|