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Le XIe siècle
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Le XIe siècle est marqué par la fondation du prieuré Saint-Robert, dépendant de l'abbaye de La Chaise-Dieu. Les fondements du monastère de La Chaise-Dieu furent jetés en 1043 par Robert de Turlande, bientôt appelé saint Robert. Sous la protection de son oncle, évêque de Clermont, Robert de Turlande est l’artisan d’une belle expansion de l’ordre entre 1050 et 1067. Le futur saint Robert attira des centaines de disciples. Les moines casadéens restaurèrent et créèrent de nombreuses églises qui devinrent pour la plupart les sièges de prieurés. Le prieuré de Vignonnet figure dans le premier groupe des fondations de l’ordre (2). Il serait issu d’une donation d’un disciple de saint Robert, le seigneur-troubadour Raoul Passereau (4).
La tradition veut que quand saint Robert vint présider la consécration de l'église et qu'il y prêcha. Ayant laissé ses sandales—Pierre Roger Gaussin parle de mitaines (3)— au bas du rocher, des enfants voulurent jouer avec elles, mais un rayon de soleil les enleva et les tint suspendues en l'air jusqu'à la fin de la cérémonie (1).
Saint Robert mourut le 17 avril 1067 (2).

Une partie du terres du territoire d’Antignac relevait des abbés de La Chaise-Dieu, mais d’autres terres dépendaient de seigneurs laïcs comme celui de La Dailhe ou des Comptours de Sanhes. En effet, à la même période, des seigneurs châtelains avaient commencé d’édifier des bâtiments aujourd'hui ruinés et presque entièrement disparus comme celui du Chastellet ou de la roche Hubert.

Seguin d'Escotay, quatrième abbé de La Chaise-Dieu (1078-1094), eut un rôle considérable dans l'expansion de l'ordre casadéen. Il est dit qu’il mourut «loin du tumulte du monde dans le prieuré de Vignonnet où il fut inhumé» (2).
La tradition indique que Seguin d’Escotay se proposait de célébrer l'Epiphanie, quand fatigué par les neiges et les mauvais chemins qui l'avaient mené à Vignonnet, il s'alita, pris d'une fièvre, et qu’il mourut.

Le prieuré de Vignonnet entretenait deux moines. Il devait une redevance de 12 sous à l’abbé de La Chaise-Dieu et de 6 sous au sacristain. Il s’agit là d’une seigneurie ecclésiastique casadéenne depuis sa fondation, avec censive, directe et justice. Le prieur de Vignonnet avait le statut de lieutenant de l’abbé de la Chaise-Dieu en Artense (4).
Eglise Saint-Robert
sur son piton rocheux en hiver
(Photographie S.B.)
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Modillon (détail)
église prieurale Saint-Robert
(Photographie S.B.)
Robert de Turlande (1001-1067) Il naît vers 1001, près de Pierrefort, cadet d'une famille nombreuse. Il est placé sous la direction des chanoines de Brioude, en 1018.  Il devient chanoine en 1026 et est ordonné prêtre. Il fait élever un hôpital pour les pauvres et les pèlerins qui affluent à la basilique Saint-Julien. Insatisfait de la vie des chanoines, il songe à quitter le chapitre de Saint-Julien et il entreprend d'étudier la Règle de saint Benoît à la grande abbaye du Mont Cassin, en Italie du sud. Le 28 décembre 1043, en compagnie de deux chevaliers pénitents, Étienne de Chaliers et Dalmas, il s'installe et prend possession du territoire environnant une chapelle ruinée appelée Casota, située dans une clairière de la forêt livradoise près de la Dore et de la Senouire. L'emplacement de la future Casa Dei était un lieu élevé (1088 m), au climat rude, infertile, battu par les neiges une longue partie de l'année.
En 1050, les travaux d'édification du monastère de la Chaise Dieu sont terminés. En 1052, le roi Henri Ier place les supérieurs de la Chaise-Dieu sous l'abri de la justice royale et le pape Léon IX accorde sa protection à l'abbaye. Robert de Turlande fait preuve d'une grande activité ; il crée dans le Massif central de nombreuses fondations : en tout, une cinquantaine de foyers de prière et d'apostolat. Il meurt à la Chaise-Dieu le 17 avril 1067. (5)
Notes & références bibliographiques
(1) Jean-Baptiste de Ribier du Châtelet, Dictionnaire statistique et historique du Cantal, tome I, 1852, pages 67 à 72,
(2) Pierre Roger Gaussin, Le rayonnement de La Chaise Dieu, 1981, pages 21, 23, 27,
(3) Pierre Roger Gaussin, Le rayonnement de La Chaise Dieu, 1981, page 132.
(4) Pierre Roger Gaussin, Le rayonnement de La Chaise Dieu, 1981, pages 406 et 410.
(5) Notice des Archives diocésaines de Saint-Flour.